28.08.2009
Série rose...
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Ne pouvant résister à la gentillesse de Nova, l'anti-conformiste borné et à l'esprit tordu que je suis se plie au jeu du tag, mais avec toutefois quelques nuances.
J'ai essayé de satisfaire mon public habituel : les rigolos, les catholiques qui protestent, les dames romantiques, les protestants pas très catholiques, les dévots de Krishna, les soixante-huitards coincés du cul, les toiletteuses pour chiens, les intellos coincés du cul, les obsédés sexuels, les islamistes coincés du cul, les bonnes soeurs, le pape, les raeliens...
Et puis, autant utiliser les images qui dorment sur un disque dur pour une bonne cause, la vie en rose :
Cherchez le rose...
















18.08.2009
Oukçafémal...
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Arcade Fire
Depuis 2 jours, finis chaise-longue, parasol, jus de fruits-soda... mais encore 2 semaines de ce qui suit :
Entrainement père-fils...
Pour l'instant, je reste le plus fort... mais ça va pas durer...
Si le fond sonore vous saoule, cliquez sur l'icone du son, et lancez le Podcast.
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13.08.2009
Le prix de la parole de Dieu...
Ça vaut pas plus cher, la parole divine...
Le prix du mensonge...

12.08.2009
Dieu en images
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Quelques conneries au premier et au second degré...


















07.08.2009
Bouddhistes bretons
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Antony Hegarty
La semaine dernière, ma charmante voisine bretonne, retraitée et bouddhiste, m'a invité à visiter le Centre Bouddhique de Plouray (Morbihan).
Le centre est situé sur le domaine d'une ancienne ferme rénovée.
Par chance, c'était la journée mensuelle de soleil en Bretagne, et j'en ai profité pour photographier les lieux et tourner quelques séquences vidéos.
Voici une selection d'images, histoire d'illuminer et colorer un blog assombri par la "part des ténèbres"...
Cliquez sur les photos pour agrandir.
Je vous laisse deviner qu'elle est ma représentation favorite.
J'ai annoté les images, d'après les notes prises en écoutant des explications. Je complèterai par la suite.
Si des visiteurs expérimentés remarquent des erreurs ou souhaitent compléter les notes, je suis preneur...
06.08.2009
Musique et Violence
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Ambiance shaolin chez les moines...
Cette triste anecdote fait suite à l'agréable souvenir de la rencontre de Daniel, le pianiste charismatique, au monastère de Chevetogne. Je raconte dans la note "Musique et Amour".
C'est ce genre d'expérience qui m'a fait progressivement douter de la "grâce divine". Et elle est pas la seule...
Été 92...
Le père S. était à cette époque hôtelier (chargé de l'accueil de l'hôtellerie d'une abbaye). C'était un de mes préférés au monastère, wallon aimable et francophile, avec le sens de l'humour.
Cet après-midi là, Daniel était venu avec sa famille pour se recueillir à l'église byzantine et à la crypte. Notre ami commun, le père M. était absent.
C'est en traversant le hall d'entrée, me dirigeant vers la sortie pour une balade, que j'ai rencontré la petite famille, revenant de l'église.
Contents de se retrouver, on décida de se réunir dans le salon. Après quelques minutes de conversation, Daniel s'installa au piano et se mit à jouer doucement.
C'était un nouveau moment de bonheur. Entendre cette musique magique, la voix inspirée de Daniel, ressentir les vibrations des notes nous réunir dans une même douceur...
Les sensations étaient moins "fortes" que la fois précédente, mais la présence et la chaleur de l'amour étaient là...
Je fermais les yeux, me laissant aller, vivant chaque seconde, chaque note de musique intensément...
Soudain, la porte s'ouvrit à la volée et le père S. surgit dans la pièce en gueulant comme un dingue après nous "Vous n'avez pas l'autorisation de jouer du piano ! Arrêtez tout de suite ! Vous faites du bruit et vous gênez tout le monde...!"
Nous étions paralysés par la surprise et la violence de l'intrusion. Mais Daniel jouait encore, en état second... il n'entendait plus rien, envouté par la musique.
Le père S. voyant qu'il continuait de jouer, se mit dans une rage folle et se jeta sur Daniel pour enlever ses mains du piano, mais sans y parvenir. Je regardais la scène sans y croire, espérant me réveiller d'un mauvais rêve...
Et lorsque le père S. tenta de fermer le couvercle du piano sur les mains de Daniel, en les écrasant, je bondis et le saisis à la gorge pour le repousser à travers les doubles portes du salon... je crois qu'il a du faire 3 mètres sans toucher terre...
Il se retrouva au milieu du couloir, hébété, la bouche bée, me regardant comme s'il sortait d'un état d'hypnose (l'électrochoc est ma spécialité, et j'ai aussi une méthode d'hypnose très perso). Puis, se ressaisissant, balbutia "Je vais appeler les gendarmes... je vais appeler les gendarmes..."
Et moi : "Mais appelle-les tes gendarmes, enfoiré, appelle-les... on va leur raconter comment tu traites tes invités..." et je parlais froidement en avançant vers lui.
La famille de Daniel arriva pour calmer le jeu, et Daniel ayant récupéré ses esprits, ils m'entrainèrent dehors, devant le monastère.
J'étais dégouté, et je décidai de partir. Daniel et sa femme proposèrent de m'inviter chez eux, et je remontai chercher mes affaires.
Le père M. arriva à ce moment, et apprit l'incident.
En redescendant avec mon sac, je vis le père S. sortir de sa chambre. Il vint vers moi, l'air contrit, et demanda pardon, les larmes aux yeux... Il ne comprenait pas comment il avait pu réagir comme ça, lui qui d'habitude était toujours cool, débonnaire. Il se sentait tellement coupable.
Je lui répondis que je ne lui en voulais plus, mais que c'était à Daniel qu'il devait demander pardon. Il regardait mon sac, et pleurait presque de me voir partir. Je lui fis comprendre que j'avais besoin de prendre un peu de distance, et lui de prendre du repos, vu son état de stress limite dépressif, et que je reviendrai en hiver...
J'ai toujours conservé par la suite des rapports d'amitié avec le père S, malgré ce moment de violence. Nous avons toujours été heureux de nous voir, lors de mes séjours au monastère.
Le père S. n'est pas le seul à être victime d'état dépressif ou de sentiment de détresse dû à la vie monotone et aliénante des couvents. Les voeux d'obéissance, de chasteté (laissez-moi rire...) et l'atmosphère de soumission à la hiérarchie fascisante ne sont pas propices à une vie épanouie. Et s'il faut compter sur Dieu pour l'épanouissement personnel, ben... faut attendre longtemps... ou alors, faut être pistonné.
Ce soir-là, la petite famille m'emena à un théatre sous chapiteau, voir une Comedia Del'Arte... merveilleux souvenir.
J'ai passé quelques jours chez Daniel... en écrivant ces lignes, en y repensant, j'en ai les larmes aux yeux.
Comme j'aimerais voyager dans le temps, voyager dans ma mémoire, pour revivre ces moments uniques, inoubliables, moments de beauté, moments d'amitié, moments d'amour...

